Paris · Loisirs
« choreography of state » de tania el khoury

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Et si l’écriture chorégraphique pouvait produire la preuve des abus de pouvoir et de la violence d’État ? C’est le postulat de Tania El Khoury au fil d’une installation-performance combinant textes, vidéos, documents et performance en direct, basée sur une partition de mouvements. L’artiste libanaise y documente des cas spécifiques de répression, dont elle démontre le caractère systémique. Avec Choreography of State, Tania El Khoury aborde la chorégraphie comme une forme d’analyse, qui lui permet de mettre à jour un schéma : ce qui est perçu comme un ensemble de cas isolés et accidentels de violence perpétrée par l’État est en réalité conceptualisé et répété selon une dramaturgie calculée. Pour cela, l’artiste rassemble les différentes formes sous lesquelles la chorégraphie est notée et archivée – textes descriptifs ou poétiques, dessins schématiques, systèmes d’analyse du mouvement, vidéos – et les utilise pour annoter un même incident. Dans l’espace de l’installation, la diffusion de ces éléments sur un écran coexiste avec la performance, plaçant le public en position de témoin, en situation de vigilance. Ce projet est le nouveau chapitre d’une œuvre qui – depuis plus de dix ans – travaille l’interactivité avec le public et rend visibles les abus de pouvoir qui façonnent nos vies quotidiennes et politiques. Tania El Khoury a ainsi abordé les violences de genre dans Maybe If You Choreograph Me, You Will Feel Better (2011) ou l’instrumentalisation politique du réseau électrique libanais avec The Search for Power (2018). Pour Choreography of State, elle s’inspire notamment d