Paris · Enfants & famille
Rencontre autour du recueil de poésie taïwanaise « les joues en feu »

Quand ?
Où ?
À savoir
Dans le cadre du temps fort « Biblis en folie », partez à la rencontre des poètes de la société du Moulin. À travers leurs textes singuliers, empreints de surréalisme, ils renouvellent la poésie taïwanaise et révèlent, en filigrane, toute la complexité d’une époque où l’île était une colonie du Japon. Au printemps 1933, quatre jeunes poètes de Tainan fondent une revue artisanale au nom évocateur : Le Moulin. Nourris de littérature mondiale à travers la langue japonaise, ils inventent une poésie nouvelle, audacieuse et profondément moderne. Leur ambition ? Réinventer la création littéraire à Taïwan, loin des discours politiques dominants, en explorant une écriture libre, inventive et pleine de mystère. Aujourd'hui, près d'un siècle plus tard, ces textes fascinants nous parviennent enfin, présentés dans le recueil Les joues en feu : les poèmes du Moulin, (éd. Circé), grâce au travail éditorial d'Isabelle Rabut et Angel Pino, et au travail de traduction de Makiko Andro-Ueda et Makiko Nakazato. Une redécouverte exceptionnelle qui prolonge le parcours de ces poètes, récemment mis en lumière par le documentaire Promeneur comme un dimanche. Isabelle Rabut est une sinologue spécialiste de la littérature chinoise et taiwanaise modernes et contemporaines. Elle a exercé plusieurs responsabilités à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) : d'abord directrice du Centre d’études chinoises de 2005 à 2009, elle a par la suite dirigé le département Chine (de 2007 à 2009), puis l'unité Asie de 2010 à 2013. Professeur émérite de littérature chinoise moderne à l'In